La galerie de la Biennale
Une armée de fantômes défile, tambour battant, sans avancer d’un pouce. Cette grappe d’automates plus ou moins claudiquants porte l’uniforme de la garde royale du sultanat d’Indonésie disparu en 1945. Chaussures, jambières, vestes, couvre-chefs, armes et instruments de musique réduits à leur strict minimum sont reliés à un dispositif électronique qui fait jouer les tambours, entraînant dans leur rythme une silhouette projetée sur le mur. L’installation de Jompet Kuswidananto est-elle une soldatesque mascarade, humoristique ou tragique ? " Unis dans la diversité " : telle est la devise de l’Indonésie, un pays éclaté en une mosaïque culturelle répartie sur des milliers d’archipels. La culture javanaise, dominante dans le pays, hante les oeuvres de Kuswidananto : au lieu de conserver coûte que coûte leur folklore pour en faire une identité close, les Javanais ont su s’approprier au fil des siècles toutes les cultures constitutives de l’Indonésie, devenant ainsi des créoles dans leur propre pays. " Java’s Machine " rend visible les relations culturelles qui agitent l’Indonésie, et interroge les différentes croyances et valeurs qui se superposent aux événements historiques récents du pays.
Jompet KUSWIDANATO
Java’s Machine : Phantasmagoria, 2008
Photos: Blaise Adilon
photo 34/81
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Musée d'art contemporain
1er étage
Comment y aller ?
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