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Veduta
Milin part du principe que l’ordinaire est invisible, qu’il détient les clefs du poétique, mais qu’il s’évanouit dès qu’on le transforme en objet d’étude. Il faut donc laisser aller les choses et les êtres, les approcher par empathie, au naturel, comme si l’on n’était pas là. C’est pourquoi, dans les œuvres de Milin, la caméra est frontale, sur un fond neutre ; c’est là, paradoxalement, qu’on l’oublie le mieux, et qu’on peut alors s’oublier à son tour. Dans Les Contrôleurs de la SNCF, des contrôleurs prennent leur petit déjeuner ; dans Veni, Veni, Veni, des éleveurs du Quercy conduisent leurs bêtes en patois. Mili s’en tient au presque rien : c’est là qu’il révèle l’intensité des rapports entre les êtres. Pour Veduta/Biennale de Lyon, Robert Milin a par ailleurs réalisé, au cours d’une résidence à Lyon 8e et Vénissieux, une œuvre intitulée Mon prénom signifie Septembre, pour laquelle il a arpenté la ville à l’écoute de ce qui s’y dit et en a retenu des expressions qu’il inscrit dans des caissons lumineux. Huit sont visibles à Lyon 8e, trois sont visibles à Vénissieux, deux le sont à la Sucrière.
Robert MILIN
Veni, Veni, Veni, 2005
Photos: Blaise Adilon
photo 4/7
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Musée d'art contemporain
1er étage
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Manger l'art contemporain - "Pain Peint"

Autour de l'oeuvre de Erik Dietman, conservée dans les collections du MACLyon, Veduta propose d'aller au bout de la logique de la consommation de l'art avec un "pain peint", clin d'oeil au "Pain peint" de Man Ray (1958).

Avec le concours d'une boulangerie de Villeurbanne, de véritables "pains peints" seront en vente dans les boutiques de la Biennale et en libre service dans les expositions sur les territoires de Veduta.

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La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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