La galerie de la Biennale

Gauche, droite. Les peintures murales qu’a réalisées Rigo 23 sur les silos extérieurs de la Sucrière sont l’affirmation d’une évidence. à moins que l’on ne se retourne, auquel cas c’est l’inverse : une expérience minimum qui jette le trouble sur les valeurs toutes relatives de nos certitudes. Le choix des termes " droite " et " gauche " et l’ampleur générique qui se rattache à leur signification, aussi malléable qu’étendue, ne sont pas innocents : s’agit-il d’un mot d’ordre, d’une directive, d’un logo, ou d’un simple pléonasme ? Les oeuvres de Rigo 23, qui consistent essentiellement en des interventions dans la ville, ne nous imposent aucune décision ; à la manière d’un blanc dans la fabrication, elles marquent une pause poétique : gauche, droite, le sol, la lune, autant d’assertions anodines que chacun appréhendera à l’aune de sa propre expérience. L’artiste utilise selon les oeuvres des supports et des échelles différentes. Outre les peintures des silos, Rigo 23 expose à la Sucrière une cartographie de ce qu’un arpenteur tel que lui aurait pu imaginer de Lyon et propose d’autres oeuvres dans Lyon, place Charles-Béraudier entre la gare de la Part-Dieu et le centre commercial voisin, et à l’arrière de l’Entrepôt Bichat.

Avec le soutien de C’PRO Lyon/CAPAROL / Avec le soutien du Ministère de la Culture Portugais, Direction générale pour les arts, Lisbonne

RIGO 23
Gauche droite, 2009
Photos: Blaise Adilon
photo 9/81
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La Sucrière
Extérieur
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Programme des ateliers

Pour les 5-7 ans

 

A la recherche de l’objet mystère

(collage, assemblage d’objets)

Le 30/09, 4/11 et 9/12

S’inspirant des œuvres présentées par Sarah Sze, Bani Abidi, UN NOUS, Jimmie Durham et Ian Kiaer, on peut nous aussi créer de petites formes énigmatiques à première vue. En choisissant (et en les gardant secrets) une action et un lieu, on peut vraiment surprendre ses amis !

Voir avec les mains, toucher avec les yeux

(dessin, photographie)

Le 21/10 , 25/11 et 30/12

Dans la Sucrière, il y a certaines œuvres que l’on peut toucher (Tsang Kinwah, Latifa Echakhch, les bancs d’Agnès Varda, l’atlas d’innovation citoyenne de Pedro Reyes…), mais pour la plupart ce n’est pas possible. Amusons nous à toucher avec les yeux en exprimant par l’image toutes sortes de sensations ressenties habituellement grâce aux mains.

La ville gourmande : manger (dans) la rue

(assemblage d’objets, dessin)

Le 14/10, 18/11 et 23/12

À partir des constructions de Sarah Sze, Takahiro Iwasaki, Le Yangjiang Group… et à l’aide de petits pains (très) spéciaux, on peut imaginer et construire une ma-quette de ville à partir d’objets évoquant la nourriture et le plaisir de manger en-semble.

Mon corps est une sculpture

(peinture, expression corporelle, son)

Le 7/10, 11/11 et 16/12

Prolongeant les démarches de Lin Yilin, Oliver Herring , Eko Nugroho et utilisant l’identité visuelle de cette X° biennale de Lyon, expérimentons toutes sortes de situations physiques dans l’espace public. Amusons nous à représenter des situations, des formes, des sensations par le simple jeu de notre corps en mouvement.

Pas si petit... pas trop grand

(photographie, collage)

Le 28/10, 2/12

Les œuvres de Hehe, Rigo 23, Takahiro Iwasaki ou Barry McGee présentent ou utilisent des objets très grands ou au contraire bien petits. En prenant pour référence l’échelle de notre corps, on peut essayer de construire des paysages, des décors, des personnages pour raconter des (grandes) histoi-res à tenir debout… dans le creux de notre main.

 

Pour les 8-10 ans

 

L’artiste qui détournait (presque) tous les objets...

(assemblage d’objets, écriture, peinture)

Le 3/10, 7/11 et 12/12

A partir du travail de Pedro Reyes (des pistolets contre des pelles) mais aussi avec les œuvres présentées par Bani Abidi, Agnès Varda, Jimmie Durham ou Takahiro Iwasaki, on s’interroge sur les objets qui nous entourent au quotidien. Avec tout ce qui “nous tombe sous la main”, on peut fabriquer des outils pour peindre des motifs et des formes, expérimenter la couleur, inventer des activités artistiques.

Cartes à jouer d’identité

(dessin, collage, assemblage, écriture)

Le 24/10, 28/11 et 2/12

L’oeuvre présentée par Société Réaliste (Loterie pour la carte verte européenne) peut susciter des questions sur notre identité : Qui suis-je ? Qui serai-je demain ? Qui aurais-je pu être dans une autre vie, dans un autre pays ? En imaginant toutes sortes de situations et en s’inspirant de graphismes dévelop-pés par d’autres artistes (Tsang Kinwah, Dan Perjovschi, Barry McGee), pourquoi ne pas se fabriquer plusieurs cartes d’identité ?

Dans tous les sens

(photographie, dessin)

Le 31/10 et 5/12

Avec les œuvres de Rigo 23, Shilpa Gupta, Jimmie Durham ou Barry McGee, on ne sait plus très bien où on est. Selon où l’on se place (à droite ou à gauche ? en haut ou en bas ? dedans ou de-hors ?), selon comment on regarde, une simple image peut perturber joyeuse-ment nos repères dans l’espace. Mais c’est parfois bien de “perdre le nord”...

Duo de dessin musical, musique dessinée à deux

(assemblage d’objets, expérimentations sonores et dessin)

Le 10/10, 14/11 et 19/12

S’inspirant de George Brecht (Chair Events), Pedro Reyes ou Ian Kiaer, on s’interroge ensemble sur les objets familiers qui nous entourent. En utilisant le son et la représentation graphique, on peut (ré)interpréter poéti-quement de nombreuses situations de tous les jours dans lesquelles ces objets interviennent.

On (ne) joue (pas) avec la nourriture

(dessin, sculpture, animation)

Le 17/10, 21/11 et 26/12

Partant du travail participatif d’Eko Nugroho (L’arc en ciel sous la pierre), des constructions de Sarah Sze ou d’Agnès Varda, on se sert d’ustensiles de cuisine. Et on construit des personnages et des objets pour raconter des histoires “à man-ger et à boire”.

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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