La galerie de la Biennale

Une longue table de granit, des murs courbes et semi-circulaires. The Moving Garden (« Le jardin en mouvement ») est probablement moins une sculpture qu’un site, un lieu qui accueille chaque jour des fleurs fraîches. L’alliance du minéral et du végétal n’est évidemment pas fortuite : le visiteur est invité, durant certaines heures chaque jour différentes, à prendre l’une de ces fleurs. Mais voilà, à deux conditions : qu’il accepte de faire un détour sur le chemin du retour et qu’à un moment où un autre de ce détour, il offre cette fleur à un inconnu qui pourrait se réjouir d’un geste aussi inattendu. Inspiré par le livre « The Gift » de Lewis Hyde, Lee Mingwei crée ainsi une situation qui modifie les relations de l’échange (le plus souvent) marchand en nous demandant d’effectuer ce simple geste pour démontrer le vrai sens de la création : pendant toute la durée de la Biennale, à Lyon et probablement ailleurs, de parfaits étrangers se voient ainsi connectés les uns aux autres par la grâce d’un acte ordinaire.

Avec le soutien de Lombard-Freid Projects, New York ; du Conseil des affaires culturelles de Taïwan et du Centre culturel de Taïwan à Paris.

Activation de la pièce tous les jours à partir de 14h.

Mingwei LEE
The Moving Garden, 2009
Photos: Blaise Adilon
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Musée d'art contemporain
3ème étage
Comment y aller ?
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Programme des ateliers

Pour les 5-7 ans

 

A la recherche de l’objet mystère

(collage, assemblage d’objets)

Le 30/09, 4/11 et 9/12

S’inspirant des œuvres présentées par Sarah Sze, Bani Abidi, UN NOUS, Jimmie Durham et Ian Kiaer, on peut nous aussi créer de petites formes énigmatiques à première vue. En choisissant (et en les gardant secrets) une action et un lieu, on peut vraiment surprendre ses amis !

Voir avec les mains, toucher avec les yeux

(dessin, photographie)

Le 21/10 , 25/11 et 30/12

Dans la Sucrière, il y a certaines œuvres que l’on peut toucher (Tsang Kinwah, Latifa Echakhch, les bancs d’Agnès Varda, l’atlas d’innovation citoyenne de Pedro Reyes…), mais pour la plupart ce n’est pas possible. Amusons nous à toucher avec les yeux en exprimant par l’image toutes sortes de sensations ressenties habituellement grâce aux mains.

La ville gourmande : manger (dans) la rue

(assemblage d’objets, dessin)

Le 14/10, 18/11 et 23/12

À partir des constructions de Sarah Sze, Takahiro Iwasaki, Le Yangjiang Group… et à l’aide de petits pains (très) spéciaux, on peut imaginer et construire une ma-quette de ville à partir d’objets évoquant la nourriture et le plaisir de manger en-semble.

Mon corps est une sculpture

(peinture, expression corporelle, son)

Le 7/10, 11/11 et 16/12

Prolongeant les démarches de Lin Yilin, Oliver Herring , Eko Nugroho et utilisant l’identité visuelle de cette X° biennale de Lyon, expérimentons toutes sortes de situations physiques dans l’espace public. Amusons nous à représenter des situations, des formes, des sensations par le simple jeu de notre corps en mouvement.

Pas si petit... pas trop grand

(photographie, collage)

Le 28/10, 2/12

Les œuvres de Hehe, Rigo 23, Takahiro Iwasaki ou Barry McGee présentent ou utilisent des objets très grands ou au contraire bien petits. En prenant pour référence l’échelle de notre corps, on peut essayer de construire des paysages, des décors, des personnages pour raconter des (grandes) histoi-res à tenir debout… dans le creux de notre main.

 

Pour les 8-10 ans

 

L’artiste qui détournait (presque) tous les objets...

(assemblage d’objets, écriture, peinture)

Le 3/10, 7/11 et 12/12

A partir du travail de Pedro Reyes (des pistolets contre des pelles) mais aussi avec les œuvres présentées par Bani Abidi, Agnès Varda, Jimmie Durham ou Takahiro Iwasaki, on s’interroge sur les objets qui nous entourent au quotidien. Avec tout ce qui “nous tombe sous la main”, on peut fabriquer des outils pour peindre des motifs et des formes, expérimenter la couleur, inventer des activités artistiques.

Cartes à jouer d’identité

(dessin, collage, assemblage, écriture)

Le 24/10, 28/11 et 2/12

L’oeuvre présentée par Société Réaliste (Loterie pour la carte verte européenne) peut susciter des questions sur notre identité : Qui suis-je ? Qui serai-je demain ? Qui aurais-je pu être dans une autre vie, dans un autre pays ? En imaginant toutes sortes de situations et en s’inspirant de graphismes dévelop-pés par d’autres artistes (Tsang Kinwah, Dan Perjovschi, Barry McGee), pourquoi ne pas se fabriquer plusieurs cartes d’identité ?

Dans tous les sens

(photographie, dessin)

Le 31/10 et 5/12

Avec les œuvres de Rigo 23, Shilpa Gupta, Jimmie Durham ou Barry McGee, on ne sait plus très bien où on est. Selon où l’on se place (à droite ou à gauche ? en haut ou en bas ? dedans ou de-hors ?), selon comment on regarde, une simple image peut perturber joyeuse-ment nos repères dans l’espace. Mais c’est parfois bien de “perdre le nord”...

Duo de dessin musical, musique dessinée à deux

(assemblage d’objets, expérimentations sonores et dessin)

Le 10/10, 14/11 et 19/12

S’inspirant de George Brecht (Chair Events), Pedro Reyes ou Ian Kiaer, on s’interroge ensemble sur les objets familiers qui nous entourent. En utilisant le son et la représentation graphique, on peut (ré)interpréter poéti-quement de nombreuses situations de tous les jours dans lesquelles ces objets interviennent.

On (ne) joue (pas) avec la nourriture

(dessin, sculpture, animation)

Le 17/10, 21/11 et 26/12

Partant du travail participatif d’Eko Nugroho (L’arc en ciel sous la pierre), des constructions de Sarah Sze ou d’Agnès Varda, on se sert d’ustensiles de cuisine. Et on construit des personnages et des objets pour raconter des histoires “à man-ger et à boire”.

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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