La galerie de :
A. BULFIN

Une jeune fille est recouverte d’un sac avant d’être renversée par une voiture folle ; elle est aspergée d’essence avant d’être mise à feu et piétinée par ses assaillants ; elle est enveloppée d’une couverture et achevée à coups de hache. Délire ou réalité vue à travers l’œil grossissant d’une caméra mal réglée ? Les trois films d’Alan Bulfin, tournés avec le téléphone portable de sa petite sœur, ont des airs de happy slapping (la « joyeuse distribution de baffes » ou vidéolynchage est une pratique consistant à filmer l'agression physique d'une personne à l'aide d'un téléphone portable) qui virerait au grotesque. Toutes les ficelles du cinéma amateur sont utilisées et démontées : la caméra se détourne pudiquement alors que les acteurs remplacent précipitamment la jeune actrice par un mannequin mal dégrossi, le même personnage joue plusieurs fois d’affilée comme dans un jeu vidéo et les moyens ici employés sont tellement bouffons qu’on n’y croit plus. C’est là que Kiling Hur marque un point, en renvoyant immanquablement le spectateur à sa position de voyeur dans un monde saturé d’images amateur.

Avec le soutien de Youcast.

Alan BULFIN
Killing Hur, 2007
Photos: Blaise Adilon
Musée d'art contemporain
2ème étage
Comment y aller ?
L'édition 2009 > Les artistes
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Alan BULFIN

Né en Irlande, où il vit et travaille.

Une jeune fille est recouverte d’un sac avant d’être renversée par une voiture folle ; elle est aspergée d’essence avant d’être mise à feu et piétinée par ses assaillants ; elle est enveloppée d’une couverture et achevée à coups de hache. Délire ou réalité vue à travers l’oeil grossissant d’une caméra mal réglée ? Les trois films d’Alan Bulfin, tournés avec le téléphone portable de sa petite soeur, ont des airs de " happy slapping " (" joyeuse distribution de baffes " ou vidéolynchage, pratique consistant à filmer l’agression physique d’une personne à l’aide d’un téléphone portable) qui virerait au grotesque. Toutes les ficelles du cinéma amateur sont utilisées et démontées : la caméra se détourne pudiquement alors que les acteurs remplacent précipitamment la jeune actrice par un mannequin mal dégrossi, le même personnage joue plusieurs fois d’affilée comme dans un jeu vidéo et les moyens ici employés sont tellement bouffons qu’on n’y croit plus. C’est là que " Kiling Hur " marque un point, en renvoyant immanquablement le spectateur à sa position de voyeur dans un monde saturé d’images amateur.

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Les oeuvres exposées :

Killing Hur

Lieux d'exposition :



 


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La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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