La galerie de la Biennale

L’oeuvre créée par Sylvie Blocher pour la Biennale met en scène un jeune homme dont le corps blanc est partiellement maquillé en corps d’homme noir. à la suite de l’élection de Barack Obama au poste de président des états-Unis en 2008, l’artiste estime avec beaucoup d’autres que " l’Amérique devient à nouveau cet espace fantasmé et désirable, loin de l’image militaire d’une démocratie à bout de souffle " ; un territoire non-autoritaire et porteur d’une utopie possible. D’une voix douce, le personnage mis en scène par Sylvie Blocher chante une chanson dont les paroles assemblent les fragments d’un discours de campagne intitulé " A More Perfect Union ", qu’Obama prononça le 18 mars 2008. L’oeuvre de Sylvie Blocher est tout particulièrement attentive aux effets claniques et communautaires : qu’il s’agisse d’une équipe de football américain ou d’un groupe choisi de millionnaires parmi les plus nantis, ses oeuvres interrogent la complexité des modes d’organisation et de reconnaissance. Les appartenances façonnent les comportements et nous sommes tous les acteurs de collectivités auxquelles nous appartenons : comment faisons-nous face aux réalités du monde, comment réagissons-nous face à elles, comment nous constituonsnous ?

 

 

Sylvie BLOCHER
A More Perfect Day, 2009
photo 64/81
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Musée d'art contemporain
Extérieur/Rez-de-chaussée
Comment y aller ?
Les 10 Biennales > Portrait
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Une Biennale d’auteur née d’un projet de Musée

La Biennale de Lyon est née d'un projet du Musée d'art contemporain de Lyon dirigé depuis sa création en 1984 par Thierry Raspail. Suite à quatre édition d'une manifestation annuelle intitulée « Octobre des arts » tenue par le Musée, Thierry Raspail organise en 1989 l'exposition « La couleur seule, l'Histoire du monochrome » qui remporte un franc succès et ouvre ainsi une brèche dessinant le potentiel de la Ville de Lyon à accueillir une grande manifestation d'art contemporain.

Une convergence de volontés et de moyens de la part de la ville qui souhaite vivement la création d'un événement autour de l'art contemporain à vocation internationale, et du Ministère de la Culture qui décide de relancer la Biennale de Paris interrompue depuis 1985, font émerger en 1991 la première édition de la Biennale d'art contemporain de Lyon : « L'amour de l'art » (commissariat : Thierry Raspail, Thierry Prat).

Le désir de créer une structure capable de se renouveler artistiquement tout en construisant sur le long terme un projet stable en lien avec le territoire, a donné lieu à la création du système original de la Biennale de Lyon ; une direction artistique construisant une problématique globale sur la durée, qui choisi à chaque édition un commissariat et lui donne l'espace et le temps de la Biennale pour exprimer et développer un projet, un concept, une réflexion : Harald Szeeman en 1997 pour « L'Autre », Jean-Hubert Martin en 2000 pour « Partages d'exotismes », le Consortium en 2003 pour « C'est arrivé demain », et Stéphanie Moisdon et Hans Ulrich Obrist en 2007 pour « oo's ; l'histoire d'un décennie qui n'est pas encore nommée »
La place et le rôle du directeur artistique et le dialogue avec le commissaire se définissent en fonction de chaque type de relation et de chaque projet. C'est le directeur artistique qui propose au commissaire une problématique, portée le plus souvent par un seul mot, construisant ainsi biennale après biennale la trame d'une réflexion sur l'art et le monde. Le commissaire a ensuite carte blanche pour élaborer son propre projet dans cette perspective.
La Biennale de Lyon est ainsi une véritable Biennale d'auteur et tel que le disait Jean-Hubert Martin, « une habile manière de faire traiter les thèmes à travers la personnalité d'autres ».

 

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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