La galerie de la Biennale

Ha Za Vu Zu, dont l’absence volontaire d’organisation hiérarchique permet l’organisation d’univers sonores et visuels inattendus, se perçoit comme un univers foisonnant de collaborations et d’échanges d’idées. Les oeuvres du collectif se situent ainsi entre la performance et l’agit-prop, l’humour et l’organisation de soirées déjantées. Pour l’ouverture de la Biennale, Ha Za Vu Zu réalise une performance consistant, avec l’aide d’une cinquantaine de volontaires, à bloquer totalement la circulation de la rue de la République à Lyon. Le collectif présente en outre à la Sucrière la vidéo et les reliquats d’une performance intitulée " What a Loop ", reconstitution d’une pièce de théâtre consacrée au cinéma que le collectif a jouée plusieurs fois (y compris lors de l’ouverture de la Biennale) dans des lieux différents avec des résultats qui l’étaient tout autant. Cette pièce est composée de différentes références aux clichés des scènes de cinéma classique : attaques de vampires, baisers ou plans typiquement " hitchcockiens ", avec des personnages se jetant à terre de terreur lorsqu’ils entendent un avion approcher… Des clichés simplifiés jusqu’à l’absurde, une notion qui domine tous les travaux d’Ha Za Vu Zu.

Avec le soutien de la Saison de la Turquie en France (juillet 2009-mars 2010).

HA ZA VU ZU
What a loop, 2009
Photos: Blaise Adilon
photo 74/81
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La Sucrière
1er étage
Comment y aller ?
Les 10 Biennales > Portrait
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Une Biennale d’auteur née d’un projet de Musée

La Biennale de Lyon est née d'un projet du Musée d'art contemporain de Lyon dirigé depuis sa création en 1984 par Thierry Raspail. Suite à quatre édition d'une manifestation annuelle intitulée « Octobre des arts » tenue par le Musée, Thierry Raspail organise en 1989 l'exposition « La couleur seule, l'Histoire du monochrome » qui remporte un franc succès et ouvre ainsi une brèche dessinant le potentiel de la Ville de Lyon à accueillir une grande manifestation d'art contemporain.

Une convergence de volontés et de moyens de la part de la ville qui souhaite vivement la création d'un événement autour de l'art contemporain à vocation internationale, et du Ministère de la Culture qui décide de relancer la Biennale de Paris interrompue depuis 1985, font émerger en 1991 la première édition de la Biennale d'art contemporain de Lyon : « L'amour de l'art » (commissariat : Thierry Raspail, Thierry Prat).

Le désir de créer une structure capable de se renouveler artistiquement tout en construisant sur le long terme un projet stable en lien avec le territoire, a donné lieu à la création du système original de la Biennale de Lyon ; une direction artistique construisant une problématique globale sur la durée, qui choisi à chaque édition un commissariat et lui donne l'espace et le temps de la Biennale pour exprimer et développer un projet, un concept, une réflexion : Harald Szeeman en 1997 pour « L'Autre », Jean-Hubert Martin en 2000 pour « Partages d'exotismes », le Consortium en 2003 pour « C'est arrivé demain », et Stéphanie Moisdon et Hans Ulrich Obrist en 2007 pour « oo's ; l'histoire d'un décennie qui n'est pas encore nommée »
La place et le rôle du directeur artistique et le dialogue avec le commissaire se définissent en fonction de chaque type de relation et de chaque projet. C'est le directeur artistique qui propose au commissaire une problématique, portée le plus souvent par un seul mot, construisant ainsi biennale après biennale la trame d'une réflexion sur l'art et le monde. Le commissaire a ensuite carte blanche pour élaborer son propre projet dans cette perspective.
La Biennale de Lyon est ainsi une véritable Biennale d'auteur et tel que le disait Jean-Hubert Martin, « une habile manière de faire traiter les thèmes à travers la personnalité d'autres ».

 

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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