La galerie de la Biennale
Une grille ouvragée s’ouvre et se ferme sur 180 degrés selon un rythme pour le moins rapide. Elle vient buter le mur situé de part et d’autre de son parcours jusqu’à le détruire. Comme une métaphore de l’enfermement, l’oeuvre de Shilpa Gupta cherche par tous les moyens à briser ses liens pour se frayer coûte que coûte un passage à travers les murs à 360 degrés, soit deux fois sa capacité de mouvement normal. Un portail dont le mouvement incessant contraint le spectateur à se déplacer lui aussi s’il veut échapper à ses coups de boutoir. De l’ordre au chaos, de la logique à la dérision, de la sécurité au désordre, de l’enfermement à la liberté, les oeuvres de Shilpa Gupta portent un regard troublant sur les avancées technologiques de notre monde. D’origine indienne, l’artiste analyse aussi bien le flottement de la frontière de son pays sur une carte que les serpentins des files d’attente des grandes métropoles et sonde ainsi à travers ses oeuvres l’imaginaire et le désir humains.
Shilpa GUPTA
Sans titre, 2009
Photos: Blaise Adilon
photo 53/81
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La Sucrière
Rez-de-chaussée
Comment y aller ?
Les 10 Biennales > Portrait
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Une Biennale d’auteur née d’un projet de Musée

La Biennale de Lyon est née d'un projet du Musée d'art contemporain de Lyon dirigé depuis sa création en 1984 par Thierry Raspail. Suite à quatre édition d'une manifestation annuelle intitulée « Octobre des arts » tenue par le Musée, Thierry Raspail organise en 1989 l'exposition « La couleur seule, l'Histoire du monochrome » qui remporte un franc succès et ouvre ainsi une brèche dessinant le potentiel de la Ville de Lyon à accueillir une grande manifestation d'art contemporain.

Une convergence de volontés et de moyens de la part de la ville qui souhaite vivement la création d'un événement autour de l'art contemporain à vocation internationale, et du Ministère de la Culture qui décide de relancer la Biennale de Paris interrompue depuis 1985, font émerger en 1991 la première édition de la Biennale d'art contemporain de Lyon : « L'amour de l'art » (commissariat : Thierry Raspail, Thierry Prat).

Le désir de créer une structure capable de se renouveler artistiquement tout en construisant sur le long terme un projet stable en lien avec le territoire, a donné lieu à la création du système original de la Biennale de Lyon ; une direction artistique construisant une problématique globale sur la durée, qui choisi à chaque édition un commissariat et lui donne l'espace et le temps de la Biennale pour exprimer et développer un projet, un concept, une réflexion : Harald Szeeman en 1997 pour « L'Autre », Jean-Hubert Martin en 2000 pour « Partages d'exotismes », le Consortium en 2003 pour « C'est arrivé demain », et Stéphanie Moisdon et Hans Ulrich Obrist en 2007 pour « oo's ; l'histoire d'un décennie qui n'est pas encore nommée »
La place et le rôle du directeur artistique et le dialogue avec le commissaire se définissent en fonction de chaque type de relation et de chaque projet. C'est le directeur artistique qui propose au commissaire une problématique, portée le plus souvent par un seul mot, construisant ainsi biennale après biennale la trame d'une réflexion sur l'art et le monde. Le commissaire a ensuite carte blanche pour élaborer son propre projet dans cette perspective.
La Biennale de Lyon est ainsi une véritable Biennale d'auteur et tel que le disait Jean-Hubert Martin, « une habile manière de faire traiter les thèmes à travers la personnalité d'autres ».

 

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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