La galerie de la Biennale

L’oeuvre créée à l’occasion de la Biennale par Latifa Echakhch est constituée de 100 m² environ de linoléum disposé comme par hasard au sol. En s’approchant, on remarque des dessins linogravés, une technique proche de la gravure sur bois, destinée à imprimer des motifs par évidement des zones de blanc. Sous les pas des visiteurs, ces motifs reprennent des oeuvres, croquis, dessins et textes de Le Corbusier. Celui-ci, chantre de l’architecture collective et instigateur malgré lui des grands ensembles urbains construits dès la fin des années 40 en France, se voit ainsi ramené à une échelle plus modeste : si ses idées ont donné lieu à des réalisations conséquentes et bien souvent combattues, ces grands ensembles restent néanmoins des lieux de vie, symbolisés par la matière chargée d’affect du linoléum, que Latifa Echakhch se rappelle avoir longuement foulée lorsqu’elle était enfant. Les gestes à la fois précis et subtils de l’artiste interrogent ainsi les zones de contacts induits par la coexistence de différentes cultures au sein d’un même territoire. En effet, les dessins de l’artiste au sol incluent également les logos de différents bailleurs sociaux et autres images associées à l’habitat modéré.

Avec le soutien de la galerie Kamel Mennour, Paris.

Latifa ECHAKHCH
Sans Titre (Architectures ou Révolutions), 2009
Photos: Blaise Adilon
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La Sucrière
Rez-de-chaussée
Comment y aller ?
Les 10 Biennales > Portrait
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Une Biennale d’auteur née d’un projet de Musée

La Biennale de Lyon est née d'un projet du Musée d'art contemporain de Lyon dirigé depuis sa création en 1984 par Thierry Raspail. Suite à quatre édition d'une manifestation annuelle intitulée « Octobre des arts » tenue par le Musée, Thierry Raspail organise en 1989 l'exposition « La couleur seule, l'Histoire du monochrome » qui remporte un franc succès et ouvre ainsi une brèche dessinant le potentiel de la Ville de Lyon à accueillir une grande manifestation d'art contemporain.

Une convergence de volontés et de moyens de la part de la ville qui souhaite vivement la création d'un événement autour de l'art contemporain à vocation internationale, et du Ministère de la Culture qui décide de relancer la Biennale de Paris interrompue depuis 1985, font émerger en 1991 la première édition de la Biennale d'art contemporain de Lyon : « L'amour de l'art » (commissariat : Thierry Raspail, Thierry Prat).

Le désir de créer une structure capable de se renouveler artistiquement tout en construisant sur le long terme un projet stable en lien avec le territoire, a donné lieu à la création du système original de la Biennale de Lyon ; une direction artistique construisant une problématique globale sur la durée, qui choisi à chaque édition un commissariat et lui donne l'espace et le temps de la Biennale pour exprimer et développer un projet, un concept, une réflexion : Harald Szeeman en 1997 pour « L'Autre », Jean-Hubert Martin en 2000 pour « Partages d'exotismes », le Consortium en 2003 pour « C'est arrivé demain », et Stéphanie Moisdon et Hans Ulrich Obrist en 2007 pour « oo's ; l'histoire d'un décennie qui n'est pas encore nommée »
La place et le rôle du directeur artistique et le dialogue avec le commissaire se définissent en fonction de chaque type de relation et de chaque projet. C'est le directeur artistique qui propose au commissaire une problématique, portée le plus souvent par un seul mot, construisant ainsi biennale après biennale la trame d'une réflexion sur l'art et le monde. Le commissaire a ensuite carte blanche pour élaborer son propre projet dans cette perspective.
La Biennale de Lyon est ainsi une véritable Biennale d'auteur et tel que le disait Jean-Hubert Martin, « une habile manière de faire traiter les thèmes à travers la personnalité d'autres ».

 

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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