La galerie de la Biennale
Milin part du principe que l’ordinaire est invisible, qu’il détient les clefs du poétique, mais qu’il s’évanouit dès qu’on le transforme en objet d’étude. Il faut donc laisser aller les choses et les êtres, les approcher par empathie, au naturel, comme si l’on n’était pas là. C’est pourquoi, dans les oeuvres de Milin, la caméra est frontale, sur un fond neutre ; c’est là, paradoxalement, qu’on l’oublie le mieux, et qu’on peut alors s’oublier à son tour. Dans " Les Contrôleurs de la SNCF ", des contrôleurs prennent leur petit déjeuner ; dans " Veni, Veni, Veni ", des éleveurs du Quercy conduisent leurs bêtes en patois. Milin, s’en tient au presque rien : c’est là qu’il révèle l’intensité des rapports entre les êtres. Pour Veduta/Biennale de Lyon, Robert Milin a par ailleurs réalisé, au cours d’une résidence à Lyon 8e et à Vénissieux, une oeuvre intitulée " Mon prénom signifie Septembre ", pour laquelle il a arpenté la ville à l’écoute de ce qui s’y dit et en a retenu des expressions qu’il inscrit dans des caissons lumineux. 7 sont visibles à Lyon 8e, trois sont visibles à Vénissieux, deux le sont à la Sucrière et un dans les forums de Veduta.
Robert MILIN
Portrait de groupe de contrôleurs SNCF, 2008
Photos: Blaise Adilon
photo 25/81
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Musée d'art contemporain
1er étage
Comment y aller ?
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Une Biennale d’auteur née d’un projet de Musée

La Biennale de Lyon est née d'un projet du Musée d'art contemporain de Lyon dirigé depuis sa création en 1984 par Thierry Raspail. Suite à quatre édition d'une manifestation annuelle intitulée « Octobre des arts » tenue par le Musée, Thierry Raspail organise en 1989 l'exposition « La couleur seule, l'Histoire du monochrome » qui remporte un franc succès et ouvre ainsi une brèche dessinant le potentiel de la Ville de Lyon à accueillir une grande manifestation d'art contemporain.

Une convergence de volontés et de moyens de la part de la ville qui souhaite vivement la création d'un événement autour de l'art contemporain à vocation internationale, et du Ministère de la Culture qui décide de relancer la Biennale de Paris interrompue depuis 1985, font émerger en 1991 la première édition de la Biennale d'art contemporain de Lyon : « L'amour de l'art » (commissariat : Thierry Raspail, Thierry Prat).

Le désir de créer une structure capable de se renouveler artistiquement tout en construisant sur le long terme un projet stable en lien avec le territoire, a donné lieu à la création du système original de la Biennale de Lyon ; une direction artistique construisant une problématique globale sur la durée, qui choisi à chaque édition un commissariat et lui donne l'espace et le temps de la Biennale pour exprimer et développer un projet, un concept, une réflexion : Harald Szeeman en 1997 pour « L'Autre », Jean-Hubert Martin en 2000 pour « Partages d'exotismes », le Consortium en 2003 pour « C'est arrivé demain », et Stéphanie Moisdon et Hans Ulrich Obrist en 2007 pour « oo's ; l'histoire d'un décennie qui n'est pas encore nommée »
La place et le rôle du directeur artistique et le dialogue avec le commissaire se définissent en fonction de chaque type de relation et de chaque projet. C'est le directeur artistique qui propose au commissaire une problématique, portée le plus souvent par un seul mot, construisant ainsi biennale après biennale la trame d'une réflexion sur l'art et le monde. Le commissaire a ensuite carte blanche pour élaborer son propre projet dans cette perspective.
La Biennale de Lyon est ainsi une véritable Biennale d'auteur et tel que le disait Jean-Hubert Martin, « une habile manière de faire traiter les thèmes à travers la personnalité d'autres ».

 

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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