La galerie de la Biennale

Les oeuvres d’Adel Abdessemed ont un fort impact émotionnel et visuel, provoqué par une violence sourde et une puissance d’expression, de transgression et de dérision salutaires. Avec la série de photographies exposée ici et accompagnée de deux vidéos, Abdessemed réinvente le monde et sa violence animale. En mettant en scène des animaux exotiques dans l’espace urbain, en posant lui-même dans les bras d’une statue de Lincoln au beau milieu des rues de New York ou, déguisé en gorille, passant la bague au doigt d’une jolie mariée, l’artiste brouille les frontières entre art et vie privée, entre représentation de soi et animalité, et s’insère dans la zone floue qui fait de nous tous des êtres humains, beaucoup plus complexe que la façade policée que nous composons à l’égard de nos contemporains et voisins. Deux courts films montrent chacun un pied écrasant rageusement une canette de Coca-Cola ou un micro. " Foot On " (" pied sûr ") et " Talk is Cheap " (" c’est facile de parler ") sont à la fois lourds de sens et d’une grande ambiguïté. Constitués de deux plans très rapides, les films ont un aspect hypnotique et martelant qui ouvre des horizons vertigineux dans les failles les plus secrètes de notre esprit.

Adel ABDESSEMED
Série de 11 photographies, 2005-2009
photo 69/81
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La Sucrière
Rez-de-chaussée
Comment y aller ?
Les 10 Biennales > Portrait
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Une Biennale d’auteur née d’un projet de Musée

La Biennale de Lyon est née d'un projet du Musée d'art contemporain de Lyon dirigé depuis sa création en 1984 par Thierry Raspail. Suite à quatre édition d'une manifestation annuelle intitulée « Octobre des arts » tenue par le Musée, Thierry Raspail organise en 1989 l'exposition « La couleur seule, l'Histoire du monochrome » qui remporte un franc succès et ouvre ainsi une brèche dessinant le potentiel de la Ville de Lyon à accueillir une grande manifestation d'art contemporain.

Une convergence de volontés et de moyens de la part de la ville qui souhaite vivement la création d'un événement autour de l'art contemporain à vocation internationale, et du Ministère de la Culture qui décide de relancer la Biennale de Paris interrompue depuis 1985, font émerger en 1991 la première édition de la Biennale d'art contemporain de Lyon : « L'amour de l'art » (commissariat : Thierry Raspail, Thierry Prat).

Le désir de créer une structure capable de se renouveler artistiquement tout en construisant sur le long terme un projet stable en lien avec le territoire, a donné lieu à la création du système original de la Biennale de Lyon ; une direction artistique construisant une problématique globale sur la durée, qui choisi à chaque édition un commissariat et lui donne l'espace et le temps de la Biennale pour exprimer et développer un projet, un concept, une réflexion : Harald Szeeman en 1997 pour « L'Autre », Jean-Hubert Martin en 2000 pour « Partages d'exotismes », le Consortium en 2003 pour « C'est arrivé demain », et Stéphanie Moisdon et Hans Ulrich Obrist en 2007 pour « oo's ; l'histoire d'un décennie qui n'est pas encore nommée »
La place et le rôle du directeur artistique et le dialogue avec le commissaire se définissent en fonction de chaque type de relation et de chaque projet. C'est le directeur artistique qui propose au commissaire une problématique, portée le plus souvent par un seul mot, construisant ainsi biennale après biennale la trame d'une réflexion sur l'art et le monde. Le commissaire a ensuite carte blanche pour élaborer son propre projet dans cette perspective.
La Biennale de Lyon est ainsi une véritable Biennale d'auteur et tel que le disait Jean-Hubert Martin, « une habile manière de faire traiter les thèmes à travers la personnalité d'autres ».

 

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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