La galerie de la Biennale

Après avoir exercé ses talents dans la presse roumaine de l’après-Ceausescu, Dan Perjovschi trace désormais ses petites images mordantes sur les murs des musées et des centres d’art : en quelques lignes et une poignée de mots, l’artiste pointe les grandes questions du monde avec la plus grande décontraction : partage des richesses, mondialisation, marché de l’art ou réchauffement climatique. D’un seul trait, il transforme un ensemble de gratte-ciel en un village surmonté d’un clocher ; d’un mot, il change le sens d’un même dessin. Perjovschi prend à témoin les contradictions des discours ambiants, les simplifications extrêmes des aléas du monde, de la complexité niée, et la plupart du temps ramenée à des couples binaires : blanc/noir, riche/ pauvre, correct/incorrect… Tableau noir, craie blanche : la fragilité des dessins de l’artiste ajoute à la volatilité naturelle du regard qu’il pose sur la société contemporaine.

Avec le soutien de Haulotte France / Avec le soutien de Lombard-Freid Projects, New York ; l’Institut Culturel Roumain, Paris

Dan PERJOVSCHI
The everyday drawings 1, 2009
Photos: Blaise Adilon
photo 30/81
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La Sucrière
Rez-de-chaussée
Comment y aller ?
Les 10 Biennales > Portrait
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Une Biennale d’auteur née d’un projet de Musée

La Biennale de Lyon est née d'un projet du Musée d'art contemporain de Lyon dirigé depuis sa création en 1984 par Thierry Raspail. Suite à quatre édition d'une manifestation annuelle intitulée « Octobre des arts » tenue par le Musée, Thierry Raspail organise en 1989 l'exposition « La couleur seule, l'Histoire du monochrome » qui remporte un franc succès et ouvre ainsi une brèche dessinant le potentiel de la Ville de Lyon à accueillir une grande manifestation d'art contemporain.

Une convergence de volontés et de moyens de la part de la ville qui souhaite vivement la création d'un événement autour de l'art contemporain à vocation internationale, et du Ministère de la Culture qui décide de relancer la Biennale de Paris interrompue depuis 1985, font émerger en 1991 la première édition de la Biennale d'art contemporain de Lyon : « L'amour de l'art » (commissariat : Thierry Raspail, Thierry Prat).

Le désir de créer une structure capable de se renouveler artistiquement tout en construisant sur le long terme un projet stable en lien avec le territoire, a donné lieu à la création du système original de la Biennale de Lyon ; une direction artistique construisant une problématique globale sur la durée, qui choisi à chaque édition un commissariat et lui donne l'espace et le temps de la Biennale pour exprimer et développer un projet, un concept, une réflexion : Harald Szeeman en 1997 pour « L'Autre », Jean-Hubert Martin en 2000 pour « Partages d'exotismes », le Consortium en 2003 pour « C'est arrivé demain », et Stéphanie Moisdon et Hans Ulrich Obrist en 2007 pour « oo's ; l'histoire d'un décennie qui n'est pas encore nommée »
La place et le rôle du directeur artistique et le dialogue avec le commissaire se définissent en fonction de chaque type de relation et de chaque projet. C'est le directeur artistique qui propose au commissaire une problématique, portée le plus souvent par un seul mot, construisant ainsi biennale après biennale la trame d'une réflexion sur l'art et le monde. Le commissaire a ensuite carte blanche pour élaborer son propre projet dans cette perspective.
La Biennale de Lyon est ainsi une véritable Biennale d'auteur et tel que le disait Jean-Hubert Martin, « une habile manière de faire traiter les thèmes à travers la personnalité d'autres ».

 

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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