La galerie de la Biennale

La carte verte est un véritable sésame permettant de vivre et de travailler aux états-Unis. Elle est distribuée via un système de loterie gratuite, organisée chaque année sur Internet par le gouvernement américain. Le projet de Société Réaliste, un collectif qui va du design politique à l’ergonomie territoriale et sociale, consiste à l’origine à interroger cet état de fait en suggérant aux Américains d’inverser le flux de l’immigration vers les états-Unis pour réclamer une carte verte permettant de fuir vers l’Europe. Or, dès son lancement, le site créé par Société Réaliste pour obtenir une telle carte est pris d’assaut par de véritables candidats à l’immigration en provenance des pays du Tiers-Monde qui n’ont pas conscience que le site est un faux. L’installation de l’oeuvre à la Biennale consiste ainsi à se placer à la fois du point de vue de l’officier d’immigration (affichage de centaines de portraits et d’informations personnelles propres aux candidats à la carte verte européenne), et du point de vue du visiteur.

Société Réaliste
EU Green card lottery : the lagos file, 2006-2009
Photos: Blaise Adilon
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La Sucrière
1er étage
Comment y aller ?
Les 10 Biennales > Portrait
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Une Biennale d’auteur née d’un projet de Musée

La Biennale de Lyon est née d'un projet du Musée d'art contemporain de Lyon dirigé depuis sa création en 1984 par Thierry Raspail. Suite à quatre édition d'une manifestation annuelle intitulée « Octobre des arts » tenue par le Musée, Thierry Raspail organise en 1989 l'exposition « La couleur seule, l'Histoire du monochrome » qui remporte un franc succès et ouvre ainsi une brèche dessinant le potentiel de la Ville de Lyon à accueillir une grande manifestation d'art contemporain.

Une convergence de volontés et de moyens de la part de la ville qui souhaite vivement la création d'un événement autour de l'art contemporain à vocation internationale, et du Ministère de la Culture qui décide de relancer la Biennale de Paris interrompue depuis 1985, font émerger en 1991 la première édition de la Biennale d'art contemporain de Lyon : « L'amour de l'art » (commissariat : Thierry Raspail, Thierry Prat).

Le désir de créer une structure capable de se renouveler artistiquement tout en construisant sur le long terme un projet stable en lien avec le territoire, a donné lieu à la création du système original de la Biennale de Lyon ; une direction artistique construisant une problématique globale sur la durée, qui choisi à chaque édition un commissariat et lui donne l'espace et le temps de la Biennale pour exprimer et développer un projet, un concept, une réflexion : Harald Szeeman en 1997 pour « L'Autre », Jean-Hubert Martin en 2000 pour « Partages d'exotismes », le Consortium en 2003 pour « C'est arrivé demain », et Stéphanie Moisdon et Hans Ulrich Obrist en 2007 pour « oo's ; l'histoire d'un décennie qui n'est pas encore nommée »
La place et le rôle du directeur artistique et le dialogue avec le commissaire se définissent en fonction de chaque type de relation et de chaque projet. C'est le directeur artistique qui propose au commissaire une problématique, portée le plus souvent par un seul mot, construisant ainsi biennale après biennale la trame d'une réflexion sur l'art et le monde. Le commissaire a ensuite carte blanche pour élaborer son propre projet dans cette perspective.
La Biennale de Lyon est ainsi une véritable Biennale d'auteur et tel que le disait Jean-Hubert Martin, « une habile manière de faire traiter les thèmes à travers la personnalité d'autres ».

 

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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