La galerie de la Biennale

Avec pour point de départ la calligraphie chinoise, les membres du groupe Yangjiang conçoivent aussi bien des installations que des oeuvres vidéo ou photographiques. Le groupe s’empare des traditions chinoises et interroge la façon dont celles-ci sont peu à peu transformées en pur divertissement, ou sont commercialisées dans un style à la fois superficiel et anodin. Pour la Biennale, le collectif imagine une installation qui combine art, stratégie et jeu à la manière des paris à la chinoise. Ils proposent de parier sur des matchs de football dans un environnement constitué de pins, d’enseignes lumineuses montrant les derniers résultats du football, les projections des matches et des calligraphies… L’oeuvre accueille également de quoi cuisiner et reçoit les parieurs pour un moment convivial qui met le doigt sur un phénomène local (celui des paris) devenu, par la magie des médias, un spectacle global. Les paris sont ouverts et les jeux ne sont pas faits !

Avec le soutien de Youcast / Avec le soutien de la Tang Gallery, Bangkok.

YANGJIANG GROUP
Le jardin de pins – Aussi féroce qu’un tigre, 2009
Photos: Blaise Adilon
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La Sucrière
2ème étage
Comment y aller ?
Les 10 Biennales > Portrait
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Une Biennale d’auteur née d’un projet de Musée

La Biennale de Lyon est née d'un projet du Musée d'art contemporain de Lyon dirigé depuis sa création en 1984 par Thierry Raspail. Suite à quatre édition d'une manifestation annuelle intitulée « Octobre des arts » tenue par le Musée, Thierry Raspail organise en 1989 l'exposition « La couleur seule, l'Histoire du monochrome » qui remporte un franc succès et ouvre ainsi une brèche dessinant le potentiel de la Ville de Lyon à accueillir une grande manifestation d'art contemporain.

Une convergence de volontés et de moyens de la part de la ville qui souhaite vivement la création d'un événement autour de l'art contemporain à vocation internationale, et du Ministère de la Culture qui décide de relancer la Biennale de Paris interrompue depuis 1985, font émerger en 1991 la première édition de la Biennale d'art contemporain de Lyon : « L'amour de l'art » (commissariat : Thierry Raspail, Thierry Prat).

Le désir de créer une structure capable de se renouveler artistiquement tout en construisant sur le long terme un projet stable en lien avec le territoire, a donné lieu à la création du système original de la Biennale de Lyon ; une direction artistique construisant une problématique globale sur la durée, qui choisi à chaque édition un commissariat et lui donne l'espace et le temps de la Biennale pour exprimer et développer un projet, un concept, une réflexion : Harald Szeeman en 1997 pour « L'Autre », Jean-Hubert Martin en 2000 pour « Partages d'exotismes », le Consortium en 2003 pour « C'est arrivé demain », et Stéphanie Moisdon et Hans Ulrich Obrist en 2007 pour « oo's ; l'histoire d'un décennie qui n'est pas encore nommée »
La place et le rôle du directeur artistique et le dialogue avec le commissaire se définissent en fonction de chaque type de relation et de chaque projet. C'est le directeur artistique qui propose au commissaire une problématique, portée le plus souvent par un seul mot, construisant ainsi biennale après biennale la trame d'une réflexion sur l'art et le monde. Le commissaire a ensuite carte blanche pour élaborer son propre projet dans cette perspective.
La Biennale de Lyon est ainsi une véritable Biennale d'auteur et tel que le disait Jean-Hubert Martin, « une habile manière de faire traiter les thèmes à travers la personnalité d'autres ».

 

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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