La galerie de la Biennale

La vue d’un cortex, dessinée par l’artiste à main levée et réalisée en néon blanc, dont la taille est liée au mur qui l’accueille : l’oeuvre d’Adel Abdessemed est aussi frontale que son titre, qui signifie " de plein fouet ". à proximité, deux films de l’artiste sont diffusés. Dans " Trust Me ", un homme affublé de dents de vampire, face à un pupitre de musicien, semble pris de démence et avale la plupart des paroles de différents hymnes nationaux, de La Marseillaise à God Save the Queen. Dans " Hot Blood ", le même personnage, affublé cette fois d’un nez rouge, rit de manière hystérique et l’on ne distingue entre deux soubresauts qu’une seule phrase : I am a terrorist. Ces trois oeuvres se rejoignent dans l’idée que l’homme, dans sa grande liberté, est un être inconstant et rêveur, animal et humain, raisonnable et insensé, qui associe sans nuance la plus grande fragilité à la terreur, et le superficiel au tragique.

Adel ABDESSEMED
Trust me, 2007
Photos: Blaise Adilon
photo 6/81
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La Sucrière
Rez-de-chaussée
Comment y aller ?
Les 10 Biennales > Portrait
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Une Biennale d’auteur née d’un projet de Musée

La Biennale de Lyon est née d'un projet du Musée d'art contemporain de Lyon dirigé depuis sa création en 1984 par Thierry Raspail. Suite à quatre édition d'une manifestation annuelle intitulée « Octobre des arts » tenue par le Musée, Thierry Raspail organise en 1989 l'exposition « La couleur seule, l'Histoire du monochrome » qui remporte un franc succès et ouvre ainsi une brèche dessinant le potentiel de la Ville de Lyon à accueillir une grande manifestation d'art contemporain.

Une convergence de volontés et de moyens de la part de la ville qui souhaite vivement la création d'un événement autour de l'art contemporain à vocation internationale, et du Ministère de la Culture qui décide de relancer la Biennale de Paris interrompue depuis 1985, font émerger en 1991 la première édition de la Biennale d'art contemporain de Lyon : « L'amour de l'art » (commissariat : Thierry Raspail, Thierry Prat).

Le désir de créer une structure capable de se renouveler artistiquement tout en construisant sur le long terme un projet stable en lien avec le territoire, a donné lieu à la création du système original de la Biennale de Lyon ; une direction artistique construisant une problématique globale sur la durée, qui choisi à chaque édition un commissariat et lui donne l'espace et le temps de la Biennale pour exprimer et développer un projet, un concept, une réflexion : Harald Szeeman en 1997 pour « L'Autre », Jean-Hubert Martin en 2000 pour « Partages d'exotismes », le Consortium en 2003 pour « C'est arrivé demain », et Stéphanie Moisdon et Hans Ulrich Obrist en 2007 pour « oo's ; l'histoire d'un décennie qui n'est pas encore nommée »
La place et le rôle du directeur artistique et le dialogue avec le commissaire se définissent en fonction de chaque type de relation et de chaque projet. C'est le directeur artistique qui propose au commissaire une problématique, portée le plus souvent par un seul mot, construisant ainsi biennale après biennale la trame d'une réflexion sur l'art et le monde. Le commissaire a ensuite carte blanche pour élaborer son propre projet dans cette perspective.
La Biennale de Lyon est ainsi une véritable Biennale d'auteur et tel que le disait Jean-Hubert Martin, « une habile manière de faire traiter les thèmes à travers la personnalité d'autres ».

 

 


Les partenaires de la biennale

La Biennale de Lyon est un événement des Biennales de Lyon

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