La galerie de la Biennale

La vue d’un cortex, dessinée par l’artiste à main levée et réalisée en néon blanc, dont la taille est liée au mur qui l’accueille : l’oeuvre d’Adel Abdessemed est aussi frontale que son titre, qui signifie " de plein fouet ". à proximité, deux films de l’artiste sont diffusés. Dans " Trust Me ", un homme affublé de dents de vampire, face à un pupitre de musicien, semble pris de démence et avale la plupart des paroles de différents hymnes nationaux, de La Marseillaise à God Save the Queen. Dans " Hot Blood ", le même personnage, affublé cette fois d’un nez rouge, rit de manière hystérique et l’on ne distingue entre deux soubresauts qu’une seule phrase : I am a terrorist. Ces trois oeuvres se rejoignent dans l’idée que l’homme, dans sa grande liberté, est un être inconstant et rêveur, animal et humain, raisonnable et insensé, qui associe sans nuance la plus grande fragilité à la terreur, et le superficiel au tragique.

Adel ABDESSEMED
Head On, 2007-2009
Photos: Blaise Adilon
photo 12/81
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La Sucrière
Rez-de-chaussée
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